Lexique

 

  • Clinique : les pratiques et données dites ‘‘cliniques’’ relèvent d’une interaction directe avec le patient. Elles sont généralement différenciées des pratiques et données scientifiques ou expérimentales.

 

  • Cognition : en sciences cognitives, le mot cognition est utilisé pour désigner : les processus de traitement de l’information dits « de haut niveau » tels que le raisonnement, la mémoire, la prise de décision et les fonctions exécutives en général ; mais aussi des processus plus élémentaires comme la perception, la motricité ainsi que les émotions.

 

  • Déficits cognitifs : se manifestent généralement sous la forme de troubles de la perception,  de l’attention, de la mémoire, de la compréhension, du raisonnement, du contrôle de l’action, de la gestion du temps et de l’espace, de l’organisation des pensées et du discours.
  • Remédiation cognitive : est utilisée dans le but de réduire l’impact des difficultés cognitives sur le quotidien. Elle est employée uniquement par des professionnels formés (dont les psychologues-neuropsychologues et psychologues cognitivistes). La remédiation cognitive est pratiquée sous forme d’exercices ludiques. Une action indirecte sur les déficits fonctionnels affectant le quotidien est attendue, ce qui peut contribuer à améliorer l’insertion sociale et professionnelle. La remédiation cognitive ne peut être employée que chez des patients dont l’état clinique est stable et qui sont aptes à s’investir activement dans une prise en charge. Ils doivent être à même de pouvoir se concentrer pendant des séances de plusieurs dizaines de minutes. Il convient au préalable de cibler les domaines cognitifs déficitaires. L’objectif d’une telle prise en charge étant d’aider à une plus grande autonomie dans la vie sociale et professionnelle.

La remédiation cognitive s’articule autour de 2 techniques principales. L’une consiste à entrainer les fonctions cérébrales au moyen d’exercices répétés, permettant de travailler spécifiquement le ou les niveaux déficitaires d’une fonction cognitive (par exemple, entrainement à l’encodage d’une information par la répétition des données). On parle alors de restauration de la fonction déficitaire. On peut également procéder à la compensation en s’appuyant sur le fonctionnement cognitif préservé. Dans ce cas, le patient est encouragé à développer des stratégies pour traiter l’information. (par exemple, on propose de mémoriser une liste de course en utilisant une image mentale ou des stratégies d’associations).

 

  • Sciences cognitives : regroupent un ensemble de disciplines scientifiques dédiées à l’étude et la compréhension des mécanismes de la pensée humaine, animale ou artificielle, et plus généralement de tout système complexe de traitement de l’information capable d’acquérir, conserver, utiliser et transmettre des connaissances.

 

  • Stimulation cognitive (ou entrainement cognitif) : a pour objectif l’amélioration des fonctions cognitives dans la vie quotidienne des utilisateurs. Dans ce but, des exercices sont réalisés par le sujet, via un ordinateur ou en version papier. Attention, il ne faut pas confondre entraînement cognitif et jeux cognitifs. Ces derniers ont pour unique objectif de vous distraire.

La stimulation cognitive nécessite la mise en œuvre d’un programme complet et personnalisé.

Un programme complet propose des exercices pour toutes les fonctions cognitives. La cognition est un tout. On ne peut pas espérer améliorer sa mémoire, en négligeant ses capacités d’attention (ou l’inverse).

Un programme d’entraînement personnalisé contient des exercices dont le niveau de difficulté et les types d’exercices, sont ajustés au profil cognitif de l’utilisateur.

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